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Exercices et entraînement au putting

Le putting représente environ quarante pour cent des coups joués lors d'un tour de golf standard. Pourtant, la plupart des golfeurs consacrent la majeure partie de leur temps d'entraînement aux coups de départ et aux fers, laissant le putting à une série de roulements hasardeux avant le premier départ. Un programme d'entraînement structuré sur le green de practice transforme cette partie du jeu plus rapidement que n'importe quelle autre discipline.

La fondation : contrôle du rythme avant tout

Le rythme — la distance que roule la balle — est responsable de davantage de trois-putts que les erreurs de lecture. L'exercice classique des échelons consiste à placer des tees à un mètre, deux mètres, trois mètres, cinq mètres et huit mètres d'un trou. L'objectif n'est pas d'entrer la balle, mais de s'arrêter dans un rayon de trente centimètres de la cible. Travaillez depuis le plus proche vers le plus loin, puis revenez. Cet exercice développe la proprioception nécessaire pour calibrer automatiquement la longueur du backswing à la distance souhaitée.

Dave Pelz, l'un des grands instructeurs de la partie courte, a démontré dans ses recherches que les golfeurs amateurs laissent systématiquement les longs putts trop courts, généralement à soixante-cinq pour cent de la distance. Le travail du rythme corrige cette tendance avant même d'aborder les putts de courte distance.

L'exercice du cercle pour les courtes distances

Sur les putts de moins d'un mètre cinquante, la confiance est aussi importante que la technique. L'exercice du cercle consiste à placer six balles autour d'un trou à une distance d'environ un mètre, comme les chiffres d'une horloge. Rentrez les six consécutivement, puis recommencez. Si vous ratez, recommencez la série depuis zéro. La pression de réussir six coups d'affilée reproduit la tension d'un putt important en compétition.

Après avoir maîtrisé le cercle à un mètre, reculez-vous à un mètre vingt, puis un mètre cinquante. Tiger Woods a longuement pratiqué des exercices similaires à Isleworth, son club de Floride, en s'imposant des séries de cinquante putts consécutifs réussis depuis un mètre avant de terminer une session. La discipline de cet exercice forge une confiance absolue sur les putts que tout golfeur devrait rentrer.

Travail de ligne avec l'aide d'outils

La ligne est la question que les golfeurs abordent le plus volontiers, mais ils la travaillent souvent sans méthode. Un fil tendu entre deux tees au-dessus du trou est l'outil le plus efficace : il révèle immédiatement si la face du putter est ouverte ou fermée à l'impact. Même un défaut de face de deux degrés fait rater un putt de deux mètres.

La règle posée au sol constitue une alternative gratuite. Placez-la le long de la ligne de votre putt et frappez plusieurs balles en veillant à ce que la balle roule parfaitement droit le long de la règle pendant les deux premiers décimètres. Si la balle dérive immédiatement, la face du putter n'est pas carrée à l'impact.

Jordan Spieth, l'un des meilleurs putteurs de sa génération, a souvent évoqué son travail avec l'instructeur Cameron McCormick sur la squareness de la face. Lors de sa victoire au Masters 2015, ses statistiques de putting étaient remarquables non pas sur les longues distances, mais sur les putts entre un et trois mètres, zone où se gagnent et se perdent les tournois.

L'exercice du pied de l'escalier pour la lecture

La lecture des greens s'apprend en observant les putts depuis toutes les directions. Choisissez un putt de quatre à cinq mètres avec une pente notable. Frappez la balle depuis cette position, puis depuis un angle perpendiculaire, puis depuis l'autre côté du trou. Cet exercice oblige l'oeil à comprendre comment la pente influe sur la trajectoire selon le point d'approche.

Les grands putteurs passent autant de temps à lire depuis l'arrière de la balle que depuis le côté. Brad Faxon, souvent cité comme le meilleur putteur du PGA Tour dans les années 1990, attribuait une part de sa réussite à sa capacité de lecture globale du green, une compétence acquise par des années d'observation systématique plutôt que par une technique mécanique.

Séances de putting à pression simulée

L'entraînement sans enjeu ne prépare pas à la compétition. Construisez des jeux à pression dans vos sessions. Un format efficace : vous devez rentrer dix putts de deux mètres d'affilée avant de quitter le green. Chaque miss remet le compteur à zéro. Variez les angles et les pentes pour que chaque putt soit un défi différent.

Une autre variante consiste à jouer un neuf trous fictif sur le green de practice, en vous donnant une bogie sur chaque trou si vous trois-puttez. Tenez un score. Cette gamification de l'entraînement améliore la concentration et donne un contexte émotionnel à chaque putt. Pour explorer les greens de parcours que vous visitez bientôt, Ouvrez la carte et repérez les caractéristiques du terrain.

La routine pré-coup : stabilité sous pression

Une routine cohérente est le fondement du putting sous pression. Elle doit inclure : une lecture depuis l'arrière de la balle, deux ou trois putts d'entraînement en regardant la cible (une technique popularisée par Annika Sorenstam), puis l'installation avec une vision finale de la cible avant de frapper. Cette routine doit être chronométrée pour ne pas dépasser vingt-cinq secondes, respectant ainsi le rythme du jeu.

Phil Mickelson a modifié sa routine de putting plusieurs fois au cours de sa carrière, mais un élément est resté constant : l'ancrage visuel final sur le trou plutôt que sur la balle au moment de la frappe. Pour les putts de moins d'un mètre, regarder directement la cible en frappant — une technique que pratiquent certains joueurs du Tour — peut éliminer l'anxiété liée à la surveillance du putter.

Associer l'entraînement au jeu sur parcours

L'entraînement isolé doit se convertir en performance sur le parcours. Après une bonne session de practice, notez immédiatement les trois ou quatre exercices qui vous ont donné la meilleure sensation. Reproduisez-les brièvement avant chaque partie. Dix minutes ciblées valent mieux qu'une heure de putts aléatoires.

Le golfeur amateur moyen dispose de peu de temps. Priorité : un tiers du temps consacré au rythme sur longue distance, un tiers aux putts de un à deux mètres avec la pression du cercle, et un tiers à la lecture active sur des pentes variées. Cette répartition équilibrée construit les trois piliers du putting — rythme, précision de courte distance, lecture — sans sacrifier aucun d'eux.

Les meilleurs putteurs du monde ne sont pas nécessairement ceux qui ont le swing le plus esthétique. Ben Crenshaw, deux fois champion du Masters, utilisait une technique très personnelle avec un long backswing fluide. Ce qui le distinguait était sa capacité à lire les greens comme un architecte et à contrôler le rythme avec une précision rare. Ces deux qualités se travaillent, elles ne sont pas innées.

Explorez la carte pour découvrir des parcours célèbres pour la qualité de leurs greens, depuis les surfaces rapides d'Augusta National jusqu'aux greens ondulés de St Andrews.